1Lorsque tout est fini lorsque l’on agonise
2pour la mettre à sécher aux cornes des taureaux
3sur l’antique bahut il choisit sa cerise
4qui sait si le requin boulotte les turbots?
5Je me souviens encor de cette heure exeuquise
6qui se plaît à flouer de pauvres provinciaux
7nous regrettions un peu ce tas de marchandise
8quand les grêlons fin de mars mitraillent les bateaux
9Devant la boue urbaine on retrousse sa cotte
10on gifle le marmot qui plonge sa menotte
11le colonel s’éponge un blason dans la main
12Cela considérant ô lecteur tu suffoques
13les banquiers d’Avignon changent-ils les baïoques?
14l’écu de vair ou d’or ne dure qu’un matin
← OPEN dataBase