1Lorsqu’un jour exalté l’aède prosaïse
2pour déplaire au profane aussi bien qu’aux idiots
3des êtres indécis vous parlent sans franchise
4il donne à la tribu des cris aux sens nouveaux
5Je me souviens encor de cette heure exeuquise
6quand se carbonisait la fureur des châteaux
7nous avions aussi froid que nus sur la banquise
8lorsqu’on voyait au loin flamber les arbrisseaux
9L’esprit souffle et resouffle au-dessus de la botte
10le chat fait un festin de têtes de linotte
11lorsqu’on boit du maté l’on devient argentin
12Barde que tu me plais toujours tu soliloques
13les banquiers d’Avignon changent-ils les baïoques?
14si l’Europe le veut l’Europe ou son destin
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