1Lorsqu’un jour exalté l’aède prosaïse
2pour déplaire au profane aussi bien qu’aux idiots
3sur l’antique bahut il choisit sa cerise
4des narcisses on cueille ou bien on est des veaux
5Je me souviens encor de cette heure exeuquise
6les gauchos dans la plaine agitaient leurs drapeaux
7il grelottait le pauvre au bord de la Tamise
8quand les grêlons fin de mars mitraillent les bateaux
9Du Gange au Malabar le lord anglais zozotte
10le touriste à Florence ignoble charibotte
11même s’il prend son sel au celte c’est son bien
12Enfin on vend le tout homards et salicoques
13on s’excuse il n’y a ni baleines ni phoques
14si l’Europe le veut l’Europe ou son destin
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