1Lorsqu’un jour exalté l’aède prosaïse
2pour du fin fond du nez exciter les arceaux
3sur l’antique bahut il choisit sa cerise
4il ne trouve aussi sec qu’un sac de vieux fayots
5Souvenez-vous amis de ces îles de Frise
6le vulgaire s’entête à vouloir des vers beaux
7aller à la grande ville est bien une entreprise
8quand les grêlons fin de mars mitraillent les bateaux
9L’esprit souffle et resouffle au-dessus de la botte
10on gifle le marmot qui plonge sa menotte
11lorsqu’il voit la gadoue il cherche le purin
12Barde que tu me plais toujours tu soliloques
13on transporte et le marbre et débris et défroques
14si l’Europe le veut l’Europe ou son destin
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