1Lorsqu’un jour exalté l’aède prosaïse
2pour la mettre à sécher aux cornes des taureaux
3il se penche et alors à sa grande surprise
4il donne à la tribu des cris aux sens nouveaux
5Du voisin Papou suçote l’apophyse
6qui se plaît à flouer de pauvres provinciaux
7de la mort on vous greffe une orde bâtardise
8lorsque pour nous distraire y plantions nos tréteaux
9Du pôle à Rosario fait une belle trotte
10le lâche peut arguer de sa mine pâlotte
11lorsqu’on boit du maté l’on devient argentin
12On regrette à la fin les agrestes bicoques
13tu me stupéfies plus que tous les ventriloques
14l’écu de vair ou d’or ne dure qu’un matin
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