1C’était à cinq o’clock qu’il sortait la marquise
2pour du fin fond du nez exciter les arceaux
3la critique lucide aperçoit ce qu’il vise
4et fermentent de même et les cuirs et les peaux

5Il déplore il déplore une telle mainmise
6le vulgaire s’entête à vouloir des vers beaux
7de la mort on vous greffe une orde bâtardise
8quand les grêlons fin de mars mitraillent les bateaux

9La Grèce de Platon à coup sûr n’est point sotte
10le lâche peut arguer de sa mine pâlotte
11lorsque Socrate mort passait pour un lutin

12Enfin on vend le tout homards et salicoques
13on transporte et le marbre et débris et défroques
14toute chose pourtant doit avoir une fin

Basé sur Cent mille milliards de poèmes de Raymond Queneau, Le 100 000 000 000 000 iPoem est un projet artistique non commercial inspiré par l’œuvre de Queneau et la tradition de variation littéraire qu'elle a inaugurée.
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